Avec l'ouverture à la concurrence des jeux et paris sportifs en ligne en janvier 2010, le PDG du PMU Philippe Germond annonce que sa compagnie se prépare à lancer "une offre globale de parissportifs", comptant occuper 20 à 25% du marché des paris sportifs en ligne d'ici 2012.
Dans un entretien paraissant dans l'édition de samedi du "Journal du Dimanche", le patron de l'opérateur historique des paris hippiques précise que cette offre globale sera composée de football "qui devrait représenter 70 à 80% du marché, puis des autres sports majeurs comme le tennis ou le rugby". Pour l'heure, aucune décision n'a encore été prise concernant le poker.
Selon M. Germond, les experts estiment le marché français des paris sportifs en ligne sera en 2012 de 2 à 3 milliards d'euros."Le PMU doit pouvoir prendre 20% à 25% de cette somme, soit 400 à 500 millions d'euros. C'est-à-dire 5% de notre chiffred'affaires", dit-il. En matière de paris hippiques en ligne, "nous pourrions finir l'année 2009 avec 650 à 700 millions d'euros de chiffre d'affaires", prédit-il par ailleurs.
Le projet de loi ouvrant ce secteur à la concurrence, rédigé sous la pression de Bruxelles, a été examiné le 25 mars en conseil des ministres et aurait dû être examiné avant l'été au Parlement. Vu le calendrier parlementaire qui s'annonce, son adoption avant le 1er janvier s'annonce difficile.
Ce texte, qui remet en cause le monopole traditionnel de la Française des Jeux et duPMU, ambitionne d'encadrer l'offre illégale de jeux sur Internet en légalisant lepoker, les paris sportifs et les paris hippiques. Le projet de loi crée une autorité de régulation indépendante chargée d'attribuer des licences aux opérateurs de jeux sur Internet. En contrepartie de cette licence de cinq ans renouvelables, les sites devront respecter un cahier des charges précis.
L'Etat, qui touche déjà 5 milliards d'euros par an de taxes sur les jeux, devrait recevoir 7,5% des mises sur les paris sportifs et hippiques et 2% des mises sur le poker. Une partie des recettes sera affectée à la lutte contre la dépendance aux jeux d'argent et à la préservation des monuments nationaux. Par ailleurs, une contribution sera imposée sur les paris sportifs pour financer le sport amateur et une autre sur les paris hippiques pour financer la filière équine.
En contrepartie de cette légalisation, le gouvernement va durcir les sanctions contre les sites illégaux: l'organisation illégale de jeux sur Internet sera punie jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende. L'accès aux sites illégaux et les transactions financières sur ces sites pourront être bloqués.(source: nouvelobs.com) Retourà l'actualités du poker
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