CIBOURE. Le Conseil municipal a enterré le dossier mercredi soir. Le groupe Tahoe, exploitant désigné, accuse la mauvaise conjoncture
Le Conseil municipal de Ciboure s'est tenu mercredi soir dans un esprit plutôt courtois mais, sur le fond, les charges de l'opposition ont fusé. À commencer par le dossier fleuve du projet de casino, dont l'abandon a été officiellement entériné en début de séance.
Sur la forme, c'est le groupe Tahoe qui renonce à l'exploitation de la structure en raison de la mauvaise conjoncture économique. Mais pour Dominique Duguet, de la liste d'opposition divers gauche Ensemble pour Ciboure, le projet n'a jamais été viable depuis son apparition, en 2001. « La société n'avait pas les reins assez solides. Les casinos vont mal depuis plusieurs années. Nous avons aussi maintes fois évoqué la surabondance de casinos sur la Côte Basque, sans parler du risque d'addiction au jeu en tant que problème de santé publique majeur. »
Main lourde sur les projets
Une « erreur d'appréciation » pointée par Dominique Duguet et son groupe chiffrée à 645 000 euros minimum « alors que l'on attend toujours un vrai centre de loisirs pour nos enfants ou une maison de retraite accessible pour nos parents ».
Le maire Guy Poulou encaisse sans ciller. « Cet investissement, l'opposition l'a voté. dans ce projet, nous avions vu les 50 emplois et les 500 000 euros de recettes potentiels pour la ville. Il nous reste le terrain, une salle de sport et nous avons quand même réalisé 20 emplacements de jardins familiaux... »
Autre critique majeure formulée pendant la séance, la politique d'investissements massifs de la municipalité, dont les orientations budgétaires étaient également débattues mercredi. Les frais financiers passent de 146 450 à 190 000 euros, les frais de personnel plafonnent à 2,9 millions d'euros contre 2,7 en 2007, les dépenses réelles de fonctionnement grimpent à près de 5,7 millions (un peu plus de 5,4 en 2008). Quant à la dette communale, elle s'élève à 4,5 millions contre 3,1 millions l'an dernier.
Le budget consacré aux travaux d'investissement sera porté avant tout sur la Tour de Bordagain (633 000 euros), puis la voirie (446 000 euros), les bâtiments communaux (266 840 euros) et les falaises (100 000 euros). Côté recettes, la dotation globale de fonctionnement affiche une légère hausse (6 723 euros de plus qu'en 2008, soit 1 017 668 euros), anticipant une légère augmentation du produit fiscal et de ses bases de calcul.
Face aux critiques, Guy Poulou a rappelé que l'équipe municipale ne souhaitait pas baisser les investissements « car ils permettent de maintenir des emplois ». Un calcul qui laisse l'opposition pour le moins sceptique.
(source: sudouest.com) Retourà l'actualités descasinos
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