A 41 ans, James Packer aurait pu profiter tranquillement de sa fortunecolossale. Le fils du magnat australien Kerry Packer s'est, à la mort de son père fin 2005, retrouvé à la tête de la compagnie familiale, Consolidated Press Holdings Ltd. A la clef, des parts essentielles dans la compagnie de casinos Crown Limited et dans la Publishing and Broadcasting Limited (PBL), propriétaire de chaînes de télévision.
En prenant les rênes de cet ensemble, James Packer avait acquis le statut d'homme le plus riche d'Australie - comme son père avant lui -, affichant, en 2006, une fortune de 7 milliards de dollars (3,7 milliards d'euros), selon le Business Review Weekly Magazine. Mais cela n'aura pas duré. En un an, alors qu'il subit de plein fouet la crise financière mondiale, on estime que l'Australien aurait perdu la moitié de sa fortune.
CHANGEMENT DE STRATÉGIE
Désormais, l'héritier cherche à réduire ses dépenses. On le voit beaucoup moins fréquenter les courses hippiques, et il revendrait même le yacht ultra luxueux qui lui avait coûté 50 millions de dollars.
M. Packer paie probablement le prix d'un changement de stratégie dans la gestion de l'empire constitué par son père. En 2006, il a en effet revendu la grande majorité des activités dans les médias, à commercer par la télévision privée Channel 9.
L'héritier a préféré investir dans lescasinos. Propriétaire à 38 % de Crown Limited, qui possède le casino de Melbourne - le plus gros d'Australie -, il a également cherché à s'implanter à l'étranger. Au Royaume-Uni, mais aussi au Canada et aux Etats-Unis. A Las Vegas (Nevada), le milliardaire a racheté les casinos Cannery, au plus haut du marché. Or, depuis, les prix se sont effondrés. En Asie, à Macao, M. Packer s'est en outre engagé avec d'autres investisseurs dans un projet de plusieurs milliards de dollars - la "City of dreams", un complexe de casinos et d'hôtels qui doit ouvrir en 2009.
Après avoir largement misé sur ce secteur, M. Packer pouvait raisonnablement s'attendre à un retour sur investissement. Mais avec la crise économique, les casinos se vident et les parieurs se fontrares. Rien qu'à Macao, entre la chute de la fréquentation et une restriction des visas, la banque JP Morgan prévoit une baisse des revenus du jeu de 12 % en 2009. La valeur des actions de Crown Limited a ainsi enregistré une chute de 54 % en douze mois.
En 2008, trois ans après la mort de son père, M. Packer n'était plus que le troisième homme le plus riche d'Australie. (source: lemonde.fr/ Marie-Morgane Le Moël) Retourà l'actualités descasinos
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