Depuis quelques mois, les joueurs boudent les machines à sous et les tables de jeux. Un coup dur pour les casinos, contraints de trouver des idées plus ou moins novatrices afin d’enrayer le phénomène.
Rien ne va plus, ou presque, pour les 197 casinos français. Au moment de dresser le bilan de l’exercice 2007-2008 (*), ils ont constaté une baisse de 10,2 %, en moyenne, de leur produit brut des jeux (machines à sous et jeux de table). Gros plan sur les principales causes de ce ralentissement d’activité.
Les contrôles aux entrées
« Depuis le 1er novembre 2006, les joueurs doivent obligatoirement présenter une pièce d’identité avant d’entrer dans le casino », explique Arnaud Moumdjian, directeur responsable du Pharaon, à Lyon. « A partir de ce moment-là, les personnes en situation irrégulière ou refusant de justifier de leur identité ne sont plus venues. »
La loi anti-tabac
Depuis sa mise en application, le 1er janvier 2008, l’interdiction de fumer dans les lieux collectifs a porté un coup dur à l’activité des casinos. Adrénaline et nicotine ont souvent fait bon ménage. « Beaucoup de joueurs fumaient pour déstresser devant les machines », assure Arnaud Moumdjian. « Chez nous, cette loi a entraîné une baisse de 12 % du produit brut des jeux », estime Laurent Forest, à la tête du casino de Montrond-les-Bains (Loire).
La baisse du pouvoir d’achat, évidemment
Le contexte économique morose a refroidi les ardeurs de bien des joueurs, qui y regardent à deux fois avant de flamber. Si, du côté du casino le Pharaon, on dit ne pas avoir constaté une trop importante chute de la fréquentation, on reconnaît que « le panier moyen a été divisé par deux ». Laurent Forest, explique, lui, que le casino de Montrond, situé à 30 minutes de Saint-Etienne et une heure de Clermont-Ferrand, a pâti de la hausse du prix du carburant.
Géographie, concurrence et météo
Les casinos ligériens de Noirétable et de Montrond-les-Bains, éloignés des grandes villes, évoquent le « problème de leur situation géographique ». Catherine Merly, directrice générale responsable du casino de Divonne-les-Bains (Ain), se dit « très inquiète pour 2009 ».
Depuis le 1er novembre dernier, l’établissement a enregistré une chute de 33 % sur les jeux de tables, et de 18 % sur les machines à sous. La faute aux raisons évoquées plus haut, mais aussi à la situation géographique du casino.
« La Suisse n’est qu’à quelques kilomètres de chez nous. Les joueurs n’hésitent plus à traverser la frontière. Là-bas, dans les casinos, ils peuvent fumer et puis, un jackpot en Suisse ne sera pas taxé de la même manière qu’en France. » Et même la météo est mise en cause : « Les fortes chutes de neige ont ralenti notre activité, de nombreux joueurs préférant rester chez eux.
(*) pour les casinos, l’année fiscale court du 1er novembre au 31 octobre de l’année suivante.(source: leprogres.fr/ Fabien Randanne) Retourà l'actualités descasinos
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