| LASVEGAS (AFP) — Sesconcurrents voient lecours de leurs actionss'effondrer en Bourse etl'ombre de la failliteplaner, mais le magnat deLas Vegas Steve Wynn n'ena cure: il s'apprête sanssourciller à ouvrir lundiles portes d'un nouvel hôtel-casinogéant. Modestementbaptisé Encore, lecomplexe qui a coûté 2,3milliards de dollars,comporte 2.000 chambres etest adjacent au Wynn LasVegas, présent depuis déjàtrois ans sur le Strip, laprincipale artère de laville du jeu. Il doitouvrir ses portes alors mêmeque Las Vegas connaît sesheures les plus sombresdepuis des décennies. MaisSteve Wynn, 66 ans, estconvaincu qu'il passera autravers des gouttes. "Jene dois pas un centimepersonnellement et legroupe est solide comme unroc", proclame fièrementle PDG de Wynn Resorts Ltd."C'est pour celaqu'on vient d'intégrer leS&P 500 (indiceboursier qui regroupe les500 grandes sociétés cotéesaux Etats-Unis). Nous nesommes pas en danger. Noussommes trèschanceux", dit-il. WynnResorts, qui possède égalementle Wynn Macau, hôtel de600 chambres à Macao, etprévoit de créer uneextension baptisée EncoreMacau d'ici fin 2009, atout de même souffert dela crise économique. Mais,alors que l'entreprise aperdu la moitié de savaleur en Bourse cette année,ses rivaux ont été plussévèrement touchés, MGMMirage perdant plus de 80%de sa valeur et Las VegasSands plus de 90%. Cesdeux groupes ont duprendre des mesuresdrastiques pour accroîtreleurs liquidités. MGMMirage a notamment vendule complexe hôtelierTreasure island de LasVegas au début du moispour 775 millions dedollars, un hôtel bâtiet géré par le groupeWynn jusqu'à son rachaten 2000. EtLas Vegas Sands a remercié11.000 employés à Macao,lorsque le groupe y a geléses constructions. Sonactionnaire principal,Sheldon Adelson a aussiinjecté un milliard dedollars de sa poche dansle groupe. "Wynna le meilleur bilan detous les groupes gérantdes casinos à l'heureactuelle", a affirméBill Lerner, expert auprèsde la Deutsche Bank, qui afinancé plusieurs projetsde M. Wynn au cours desdernières années. Il"est plus judicieuxet plus prudent que sespairs, et ne construit pasplus que ce qu'il peut sepermettre",explique-t-il, des termesqui n'auraient sans doutepas été employés il y aune dizaine d'annéesquand M. Wynn a construitle Bellagio, l'hôtel leplus cher du monde à l'époque,avec 1,6 milliards dedollars. Danssa course folle avecMirage, qui a lancé lamode des méga complexes hôteliersà thème à Las Vegasdans les années 1990, M.Wynn avait dépensé avecune telle frénésie en détailsluxueux, que Wall Streetl'avait sanctionné,faisant chuter ses actionset provoquant son rachatpar le milliardaire KirkKerkorian. "Quandun type de Wall Street quin'y comprend rien désapprouve,cela prouve juste qu'il necomprend rien à cetteactivité, et à la créationde lieux de loisirs",a commenté M. Wynn, qui aréussi depuis à rebâtirson empire. Lemagnat des casinos estl'une des vedettes de laville du jeu, mais il estaussi à l'aise avec lesstars hollywoodiennes - ila répondu à un coup de téléphonede Clint Eastwood en présentantson hôtel à la presse -qu'avec les clientsordinaires. Etil a de l'humour. Enfaisant visiter son hôtel,M. Wynn s'est ainsibrusquement arrêté pourvérifier si les roues fixéesaux baskets d'unadolescent ne risquaientpas d'abimer une mosaïqueau sol. "Quiêtes-vous?", ademandé le père du jeunehomme. "Jetravaille ici, c'esttout", a répliquémalicieusement M. Wynnavec un grand sourire. (source : yahoo.com /AFP) Retourà l'actualités descasinos
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