Les manifestants qui ont défilé hier matin étaient essentiellement issus des hôtels et casinos de la Croisette.
Des sifflets, des drapeaux aux couleurs des principaux syndicats et un refrain chanté au mégaphone : « Sarko si tu savais tes réformes où on s'les met ! » Les rues de Cannes n'ont pas échappé au mouvement de grogne sociale qui a paralysé le pays hier.
Dans une ville peu encline à la rébellion, ce défilé était d'autant plus inhabituel qu'il appelait pour la première fois en vingt-cinq ans à une manifestation unitaire des salariés des hôtels, restaurants, bars et casinos. Une première plutôt modeste qui a réuni deux cents grévistes environ alors que l'intersyndicale CFDT, CFTC, CGT et FO en espérait au moins trois cents. « À défaut d'être un coup de maître, c'est un coup d'espoir », positive Mariano Saiu, porte-étendard du mouvement.
60 % de grévistes dans les casinos Barrière
Le gros du cortège était issu des effectifs du groupe Lucien-Barrière. Le premier employeur de l'industrie hôtelière locale a estimé la proportion de grévistes à 40 % de ses effectifs au Majestic et au Gray d'Albion. Et à 60 % des employés de ses casinos Croisette et les Princes. Dans une moindre mesure, le reste des troupes provenait du Carlton et de quelques autres grandes enseignes de la Croisette.
Même si la mobilisation n'avait pas de quoi faire trembler, la manifestation elle-même est symptomatique du malaise d'une profession « qui fait vivre beaucoup de familles à Cannes, insiste l'intersyndicale. Nos employeurs, qui ont engrangé beaucoup de profits ces trois dernières années essayent de nous faire payer la crise économique qui commence à se faire sentir en nous imposant polyvalence, flexibilité, gel des salaires... On n'est pas d'accord. »
Et les petites mains de l'hôtellerie cannoise espèrent être entendues sinon, elles menacent « de dérapages lors des prochains festivals... » (source :nicematin.com/ Fred Maurice) Retourà l'actualités descasinos
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